Aller au contenu principal

Quel matériel pour une caisse sur tablette ?

Mis à jour le 14 septembre 2026

Une caisse sur tablette tient en quatre objets : la tablette, une imprimante ticket, un tiroir et de quoi encaisser la carte. Le reste est optionnel et s’ajoute quand le besoin se présente. Voici quoi acheter, dans quel ordre, et les réglages qui font perdre une demi-journée quand on les découvre le matin de l’ouverture.

La tablette, souvent celle que vous avez déjà

Un iPad à partir d’iOS 16 fait tourner une caisse sans broncher. Une tablette ou un terminal Android à partir d’Android 10 aussi. Sur PC et sur Mac, le navigateur suffit. Vous pouvez donc essayer le logiciel sur votre matériel actuel avant d’acheter quoi que ce soit.

Le choix se joue sur le comptoir, pas sur la fiche technique. Un iPad sur pied est confortable en boutique, quand le client est en face et que la file reste courte. Un terminal Android tout-en-un, écran et imprimante dans la main, convient aux marchés, aux terrasses et aux foodtrucks.

Prévoyez l’alimentation dès le départ. Une tablette qui encaisse du matin au soir reste branchée en permanence. Un support avec passage de câble coûte bien moins cher qu’une caisse éteinte à 18 h un samedi.

L’imprimante ticket décide du reste

C’est la pièce à choisir en premier, parce qu’elle conditionne le tiroir et parfois la tablette. Prenez une imprimante ticket ESC/POS en 80 mm si vous imprimez des tickets détaillés, en 58 mm si vous vendez peu de lignes et voulez garder de la place sur le comptoir.

Ce qui change tout, c’est la façon dont la tablette parle à l’imprimante. Toutes les combinaisons ne se valent pas, et c’est là que les mauvaises surprises arrivent.

Les transports disponibles dépendent de la plateforme, et la liste ci-dessous est celle d’une caisse sur tablette classique. Vérifiez ce point avant la commande, pas après la livraison.

  • Android : Bluetooth, USB, réseau sur le port 9100, ou l’imprimante intégrée au terminal
  • iPad : Bluetooth uniquement, pas d’USB
  • PC et Mac dans Chrome : USB en direct (WebUSB) ou réseau, sinon impression par le navigateur
  • Rouleaux : 80 mm pour un ticket détaillé, 58 mm pour un encombrement réduit

Le tiroir-caisse se branche sur l’imprimante

C’est le point qui surprend le plus. Le tiroir ne se branche pas sur la tablette. Il se connecte en RJ11 sur le port marqué DK à l’arrière de l’imprimante ticket, et s’ouvre parce que la caisse envoie une commande d’ouverture à l’imprimante au moment d’une vente en espèces.

Conséquence pratique : pas d’imprimante, pas de tiroir. Si vous encaissez des espèces, l’imprimante n’est pas une option mais une condition. Un commerce qui ne prend que la carte peut s’en passer, à condition d’assumer le ticket dématérialisé.

Le câble RJ11 ressemble à un vieux câble de téléphone et arrive en général avec le tiroir. Vérifiez sa présence à la réception du colis, c’est la pièce qu’on oublie.

Douchette, balance, terminal de paiement

La douchette code-barres se branche en USB ou se connecte en Bluetooth, en mode clavier. Elle se comporte comme si quelqu’un tapait très vite la référence : rien à installer côté logiciel. C’est le premier achat à faire dès que le catalogue dépasse quelques dizaines de références.

Pour la vente au poids, une balance compatible évite la double saisie et les erreurs de virgule. En fromagerie, en épicerie ou chez un primeur, elle se rentabilise en quelques semaines.

Le terminal de paiement mérite d’être relié à la caisse. Le montant part de la caisse vers le terminal, personne ne le retape, donc personne ne se trompe d’un chiffre. Bianka le fait via Revolut ou via le protocole Concert (Ingenico) en réseau local.

L’écran client, utile mais pas indispensable

Afficher le détail au client réduit les contestations au moment de payer. Sur les caisses Android équipées d’un second écran, l’affichage se fait directement dessus. Sinon, une page web ouverte sur un écran séparé fait le même travail pour le prix d’un vieux moniteur.

Commencez sans, ajoutez-le si vous constatez des discussions récurrentes sur le total. C’est un confort, pas une obligation.

Réseau et fonctionnement hors ligne

Une caisse en boutique doit encaisser même quand la box tombe. Avec Bianka, vous continuez à encaisser, à imprimer et à clôturer hors ligne, et tout se synchronise au retour du réseau. Testez-le une fois à froid, en coupant le wifi cinq minutes un matin calme.

Si vous utilisez une imprimante réseau, donnez-lui une adresse IP fixe ou une réservation dans la box. Une imprimante qui change d’adresse après une coupure de courant est la panne la plus fréquente, et la plus vexante.

Le wifi du commerce et celui des clients ne devraient pas être le même réseau. Un invité qui sature la bande passante ne doit pas ralentir votre file d’attente.

Trois pièges vus sur le terrain

Ces trois cas reviennent assez souvent pour mériter un contrôle avant l’achat. Aucun n’est bloquant, tous coûtent une après-midi quand on les découvre en situation.

Les fiches détaillées par modèle donnent les réglages exacts, par exemple la fiche Star TSP100IV ou la fiche Epson TM-T20IV.

  • Epson TM récente : sur les modèles vendus en Europe depuis août 2025, l’option Secure Printing est activée par défaut. Le port 9100 accepte la connexion et rien ne sort. Désactivez-la dans Web Config (https://adresse-ip, Advanced Settings, Administrator Login, onglet Print, Secure Printing = Disable)
  • Caisse Android avec imprimante USB : cela fonctionne avec Bianka, mais pas avec toutes les caisses du marché. Posez la question avant de signer
  • iPad : aucun port USB exploitable. Imprimante Bluetooth ou imprimante réseau, il n’y a pas de troisième voie

Questions fréquentes

Puis-je utiliser mon iPad personnel comme caisse ?

Oui, à partir d’iOS 16. C’est même la bonne façon de tester avant d’investir. Gardez en tête qu’un iPad n’a pas d’USB exploitable pour l’impression : votre imprimante devra être en Bluetooth ou sur le réseau. Pour un usage quotidien, prévoyez ensuite un support et une alimentation fixe.

Faut-il une imprimante si je ne prends que la carte bancaire ?

Pas obligatoirement. Le ticket peut rester dématérialisé, et sans espèces le tiroir devient inutile. Mais dès qu’un client demande un ticket papier, vous serez content de l’avoir. Une imprimante d’entrée de gamme en 80 mm reste l’achat le plus rentable d’une installation de comptoir.

Mon tiroir-caisse actuel est-il compatible ?

Presque tous les tiroirs du marché s’ouvrent par une impulsion RJ11 envoyée sur le port DK de l’imprimante. Si le vôtre a ce connecteur, il fonctionnera. Les tiroirs à clé seule, sans connecteur, ne peuvent pas s’ouvrir automatiquement : ils restent utilisables, mais à la main.

Mon imprimante réseau ne sort rien, que vérifier ?

Dans l’ordre : l’adresse IP de l’imprimante, le port 9100, puis l’option Secure Printing s’il s’agit d’une Epson TM récente. Ce dernier réglage trompe tout le monde, parce que la connexion réussit et que rien ne s’imprime. Web Config, onglet Print, Secure Printing sur Disable.

Combien coûte l’ensemble du matériel ?

Comptez la tablette si vous n’en avez pas, l’imprimante, le tiroir et un support. C’est un achat unique, souvent inférieur au prix d’une caisse enregistreuse traditionnelle. Le logiciel se paie à part : chez Bianka, 39 € par mois en Essentiel, 69 € par mois en Pro, sans engagement.

Que se passe-t-il si internet tombe en plein service ?

Avec une caisse qui gère le hors ligne, vous continuez à encaisser, à imprimer vos tickets et à faire votre clôture. Les ventes se synchronisent dès que la connexion revient. Testez ce comportement une fois avant d’en avoir besoin, un matin calme, en coupant volontairement le wifi.

Guides liés

Voir la caisse pour votre métier